vendredi 31 mai 2013

Podcast #97 - Phon.o [50weapons]


C'est sur des labels comme Cytrax ou Shitkatapult que Phon.o publie ses premières productions. 2 albums virent le jour, le premier en 2001, orienté minimal et le second en 2005, plutôt abstract techno. 50weapons, le label de Modeselektor, lui fit les yeux doux en 2011 et c'est sur ce label que l'allemand se plaît maintenant à s'exprimer pleinement. Entre de très bons EPs, l'album Black Boulder a fait forte impression en 2012 et Phon.o est maintenant l'un des artistes à suivre de très prêt. C'est avec un mix à la frontière entre douceur et engouement festif qu'on vous le présente. De Jacques Greene à Makam en passant par Cosmin TRG ou Huxley, la tracklist appelle au bien-être collectif, sous un soleil printanier, sans forcer.




mercredi 29 mai 2013

Eduardo De La Calle - Mystic EP [Badance]
+ Concours : 2 x (1 vinyle + 1 t-shirt) à gagner


A l'occasion de la sortie de leur deuxième EP, le label Badance revient au Batofar pour une Release Party qui risque de laisser des traces. Auteur de ce second vinyle, Eduardo De La Calle sera à l'honneur ce vendredi 31 mai, encadré par les DJs du label parisien. Event facebook.

L'espagnol a faim de productions, de partage. Depuis 2011, c'est sur son propre label, Analog Solutions, qu'il ne cesse de se défouler pour le plaisir de notre petit corps et il impressionnait l'an passé, avec le track The Solution sorti sur Modularz

Badance lui a aujourd'hui fait confiance pour un EP empreint d'idées et d'attitudes exploratoires. The Discussion Vyasa entraîne directement l'auditeur dans un rêve profond tout en le gardant éveillé à l'aide d'une boucle taquine, presque malsaine. Aniruddha continue cette traversée singulière à travers un paysage brumeux où l'on croisera un panel de sonorités aussi deep que dub. Cette découverte sonore sur fond impénétrable ne cessera pas avec Merudevi mais la tension montera peu à peu ; l'espagnol joue méchamment avec nos nerfs ; un jeu de séduction s'installe et c'est lui qui gagne. Les dernières notes se fondent dans un noir fumant, sorte d'appel discret à la fête qui va suivre. 

Pour faire les choses bien, et parce qu'on soutient à fond la sortie de cet EP et sa release party, 2 lots contenant chacun un vinyle et un t-shirt sont à gagner. Pour participer, il suffit d'envoyer vos nom et prénom à concours-midideux@live.fr
Le concours sera clôturé début juin. 


___________________________


mardi 28 mai 2013

Retour - Belle De Nuit @ Ubu
L.I.E.S Records


Nous n'étions pas à Rennes ce weekend mais l'owner de l'émission Track/Narre diffusée sur Canal B était là, encore en forme, une semaine après qu'on l'ait croisé à l'after Electric du Weather Festival (retour ici). Ci-joint, ses jolis mots : 

La Belle de Nuit, « fleur rare qui s’épanouit au crépuscule pour ne s’éteindre qu’au petit jour... » Je trouve ça assez poétique comme communiqué de presse pour une programmation qui sent la techno expérimentale.

Delroy Edwards, c'est un peu une fleur rare aussi. Je ne vais pas vous expliquer de qui il s'agit, si vous êtes sur Midi Deux, votre petite fiche L.I.E.S devrait être au point et vous avez probablement même, comme moi, pleuré l'absence du chouchou maléfique de la maison. Mais, on se relève, on se fait une raison, on se dit qu'on a très bien vécu sans Delroy et Svenga jusqu'ici, donc on pourra continuer de faire illusion, être heureux, peut-être. Allez ce soir c'est Belle deuuu Nuiiit, ouais ouais ouais !

Malgré les efforts de Low Jack, à l'arrivée de Steve Summers on a quand même l'impression de boire un verre de jus d'orange après s'être brossé les dents (non, pamplemousse, ça marche mieux pour Steve Summers). Il y a chez cet américain quelque chose de la petite mélodie stridente qu'on hésite à regarder droit dans les yeux. L'homme est aux machines, image d'une techno originelle revisitée version Long Island Electrical System. Et on ne vas pas se mentir, no lies, no lies : Summers manque de temps (45minutes) ou plutôt d'espace puisque quand il s'agit de techno, c'est la même chose. Mais dans la vie, il faut un peu lutter pour la techno, il faut passer outre le mec juste derrière soi qui, aidé de ses 4 grammes dans chaque bras, vient d'interpénétrer une boule quies gauche d'un violent « Allez lààà ». 

Dieu bénisse les mecs qui n'ont pas sorti les tracks de Ron Morelli et l'ont donc poussé, malgré eux, à monter LIES. Ce label complètement schizophrène nous a fait découvrir qu'on était capable d'écouter une boucle de larsen, des trucs ghettos à un bpm de sauvage et d'autres choses encore plus bizarres en rapport avec nos fantasmes musicaux. Quand on persévère, des trucs cools finissent toujours par arriver, vous dis-je, comme au beau milieu du set de Ron Morelli quand il fait prendre un virage inespéré à cette soirée. Il reste une heure ou rien ne sera prévisible sinon le goût : tout, tout, tout pour le goût. « Autistic techno », they say. En écoutant Ron Morelli ce soir-là, j'avais vraiment envie de faire des choses qui m'auraient rendue coupable, très coupable. 

PS : amis parisiens, pour votre rattrapage c'est dimanche matin à 7h à Concrete.

__________________________________

lundi 27 mai 2013

Steffi - Panorama Bar 05


Ostugut Ton, label berlinois à la renommée intergalactique maintenant exposé comme l’un des labels les (voir le ?) plus suivis en matière de Techno/House de qualité, a toujours su nous surprendre avec ses deux séries emblématiques éponymes des deux salles du Berghain. 
Berghain et Panorama Bar sont les deux séries de mixs qu’on attend patiemment chaque année sans se soucier de la qualité, puisque depuis bientôt 5 ans, ils nous font perdre les pédales.

Cassy, Tama Sumo, Prosumer, Nick Hoppnër et maintenant Steffi… le parcours sans faute de la série Panorama fait toujours rêver. L’excitation se faisant encore plus vive à la vue du tracklist démentiel de ce cinquième épisode : Palissade aka Redshape, Fred P, Chris Mitchell, Trevino… connaissant Steffi ultra sportive derrière les platines, c’est tout mielleux qu’on immerge nos tympans dans ces 1h14 de fête. Oui, parce qu’il s’agît bien là de dépeindre l’ambiance des fous afters Panorama, teintés d’un rose/rouge vif pour l’occasion à l’image du mix : dansant et décomplexé, intransigeant sur la qualité.

Habitude bien sentie, Steffi prend son temps, nous fait dandiner gentiment sur le track dubby 18:30 de Redshape pour vite souffler pleine face les perccus jouissives de Big Strick ; bordel, on y est déjà. Le mix gagnera en intensité à l’arrivé de Lonely Nights tuerie housy de C.Mitchell pour ne plus s’arrêter. Se succéderont les balles exclusives de BLM (The Nest, très deep), Fred P (et son parfait Project 05) le puissant Timeless ou encore le Stab In The Dark des hollandais Juju & Jordash, surprise de ce 5ème épisode.
Une pression qui n’en finit plus pour déboucher sur cette pépite (John Barera & Will Martin - Reality, écoute ici), impossible de résister. « Partie house/disco du mix qui fout la banane tsé »

Après cette étape très old-school, Steffi her-self et Dexter (déjà présent sur le 04), viennent nous replonger dans la trance acidulée, on atteint là la partie la plus tek du mix que la djette saura, tranquillement, atténuer pour finalement nous achever.
Et qui dit Panorama dit conclusion épique, et quoi de mieux pour terminer ce marathon qu’un Juan Two Five (gros hit) de Mr. Trevino ?

Tout comme ses prédécesseurs, Steffi symbolise avec une énergie folle l’ambiance du Panorama, l’euphorie permanente que nous offre les vacances annuelles (sortir le CD en Mai n’est pas un détail), le son si particulier du lieu ; comme chaque été, ça va péter dans la 206, portes et bines grandes ouvertes.


_______________________

GB