Retour - Concrete
Quasiment un dimanche par mois, ça commence à devenir une habitude. Jamais nous n’aurions un jour imaginé nous refuser à sortir le samedi soir pour pouvoir être en forme pour le dernier jour du weekend. Nos collègues avaient fait leurs chauds à la dernière Concrete en venant dès les premières heures après une Die Nacht surprenante ; Une partie d'entre nous prend le même chemin. On est bien dimanche, on a déjà les jambes qui martèlent, on ne le sait pas encore mais on s'apprête à prendre une très très grosse seconde claque. Il est 11h30 et c'est la folie, la foule est déjà là, ça sent la transpiration, ça danse de partout, y'a des paillettes, de l'ambiance, et François X qui se déchaîne derrière les platines. On commence à saisir l'ampleur indécente de ce qui nous attend. On aurait cru commencer doucement mais c'est sincèrement compliqué tellement le mec maîtrise son affaire, c'est prenant, sans concessions et diablement efficace.
On est rejoint par une foule encore plus conséquente que Dj Deep accueille et punit directement. Très rapidement l’ambiance monte encore d’un cran et dire que le soleil n’est pas encore couché. Tout en sobriété derrière ses decks il entame son set, premier track, première folie, syncope et ça continuera comme ça jusqu'à 19h pour conclure : c'est un des meilleurs set qu'on ait eu l'occasion d'entendre depuis… Ah oui Fred P à la précédente Concrete. Les nuages tapissent le ciel et la queue dehors commence à se fournir amplement en fin d’après-midi. La salle, la terrasse, tout commence à être bondé. La chaleur à l’intérieur est à la limite du supportable, on s’en fout, on n’est là pour y rester. Dj Deep nous achève, les gens ont les yeux vides ou fermés, ils suent, ils dansent. Le nombre de personnes double toutes les heures, la température monte de 20 degrés, le set gagne en intensité à chaque track, la péniche bouge.
Cosmic TRG prend alors place aux platines et nous susurre toute la sécheresse du monde avec ses disques. L’ambiance ne retombe jamais, on en oublie même d’aller prendre l’air et trouver normal de rester quatre heures debout à danser, limite en gardant la même place, devant l’enceinte.
La nuit tombe et c’est bientôt le tour de Marcel. Il fait 60 degrés, notre matière grise a presque totalement fondue, on a le coeur tout mou, et on vient de perdre une bonne vingtaine de litre de sueur. Impossible de sortir, les ventilateurs sont inaccessibles, deux litres d’eau en bouteilles de 50cl et c’est bon, on est prêt. Il met du temps à vraiment se faire ressentir, mais au bout d’une heure, il sort les armes, et là on le sent passer dans tout le corps, les péniches passent, on ne les voit même plus.
Et ce moment où on se dirige en pilote-automatique jusqu'au métro, on se retourne sur le pont, on voit une péniche, de la lumière et des centaines de gens qui dansent, on comprend, les passant moins. On ramasse dur. Mon dieu, que les lundis sont meilleurs après ça.
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MF & JLG












